2.
Le travail du sol
Nous
apportons à nos sols des produits naturels totalement inoffensifs
pour lenvironnement, tout en attachant une importance primordiale
à la vie du sol : bactéries, insectes, lombrics, etc.
Ceux-ci sont essentiels pour aérer et amender les sols. Par
exemple, une densité normale de lombrics « laboure »
300 tonnes de terre à lhectare en une seule année.
Pour cela nous incorporons de la matière organique à
nos terrains: bois de taille, débris végétaux,
paille, etc.
En
effet, un sol vivant est une condition essentielle pour élaborer
des vins complexes car les racines de la vigne peuvent descendre en
profondeur pour se nourrir sur la roche-mère. Ces sols sont
aussi beaucoup moins sensibles à lérosion qui
est un fléau et remet en cause lavenir de lagriculture.
Il y a encore peu de temps, avoir des vignes avec aucune soi-disant
« mauvaise herbe » était le gage de la
reconnaissance du « bon » vigneron par rapport
au « mauvais ». Cela
a conduit les vignerons à utiliser des quantités de
désherbants chimiques de plus en plus puissants pour contrer
les résistances qui apparaissaient. Pour nous, avoir de lherbe
dans nos vignes est, au contraire, un signe de la bonne santé
du sol. De plus ces herbes le protègent de lérosion
et servent de refuge aux prédateurs des insectes nuisibles.
Ainsi, en automne, nous laissons volontairement les herbes se développer
afin de nourrir la terre après leur décomposition et
doffrir à certains insectes un abri pour lhiver.
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| Le
travail du sol et l'enherbement permettent la suppression des
herbicides chimiques. |
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Travail
du sol sur une vigne enherbée volontairement du plateau
de Vallongue, magnifique terroir partagé entre les appellations
Lirac et Tavel. |
En
outre, un territoire enherbé permet dalimenter et de
protéger une faune variée qui va du lièvre à
l'outarde
canepetière (espèce strictement protégée
inscrite à lannexe II de la Convention de Berne). Cette
dernière fait chaque année une halte dans nos vignes,
pour repartir et continuer sa migration une fois repue des dizaines
despèces dinsectes qui y vivent en permanence.
Nous
décompactons ensuite les sols en profondeur, sans mélanger
les différentes couches de terre, avec des outils spécialisés
qui ne détruisent pas le couvert végétal. De
plus, depuis quelques années, nous avons enherbé volontairement
et de façon permanente toutes les parcelles qui pouvaient lêtre.
Elles sont alors entretenues en tondant lherbe de temps en temps.